Tout savoir sur l'écosystème fintech

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Dernière actualisation : 16 octobre 2019
#Fintech

Apparu pour la première fois dans les années 80, le terme fintech est une contraction des termes “finance” et “technologie”. La fintech désigne l’ensemble des innovations ayant pour but d’améliorer les services financiers. Grâce notre offre Fintech as a Service, Sipios accompagne les fintechs au quotidien pour développer de nouveaux produits digitaux, proches des attentes des utilisateurs.

Dans cet article, nous vous dressons le portrait de l’écosystème fintech français en vous présentant les entreprises qui y sont à l’oeuvre, les événements à ne pas rater ainsi que les tendances et les enjeux qui en découlent.

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Fintechs en France : l’innovation au service de la finance

A l’origine la fintech désignait simplement les technologies back-end au service des grandes institutions financières. Aujourd’hui, une multitude de start-ups se développent chaque année, offrant des services divers de paiement, de financement, d’épargne, d’investissement ou de gestion financière en B2B et en B2C. Près de 87 transactions ont eu lieu depuis le début de l’année 2019 dans la fintech, ce qui représente environ 116,6 milliards de dollars d’investissement.

La France se positionne en deuxième place dans le classement du nombre de transactions effectuées cette année et l’écosystème continue de se développer de manière fulgurante. En effet, en ce premier semestre, les startups de la Fintech française ont levé plus de 350 millions d’euros. Ce montant est presque équivalent à celui levé sur l’ensemble de 2018 et qui constituait alors lui-même un record. Retrouvez le panoramas des fintechs en France dans notre article sur l’innovation au service de la finance.

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Les 10 événements fintechs en France et en Europe à ne pas rater en 2019 et 2020

Dans cet écosystème en pleine croissance, il peut être difficile de suivre les nouvelles tendances. C’est pourquoi chaque année, l’équipe Sipios assiste à une conférence internationale sur le thème de la fintech. En outre, au fil de l’année nous allons à la rencontre des entrepreneurs de la finance lors des divers événements fintechs en France et en Europe. Parmis les 10 événements fintechs que nous recommandons :

  • Empire Startups Fintech Conference à New York
  • Innovate Finance Global Summit à Londres
  • Money 20/20
  • Paris Fintech Forum
  • Fin&Tech summit à Bordeaux
  • Hong Kong Fintech Week
  • Seamless

Pour en savoir plus, rendez-vous sur cet article : 10 événements fintechs à ne pas rater cette année et en 2020.

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Les tendances fintechs

L’avenir du paiement 

Aujourd’hui les fintechs s’attaquent à toute la chaîne de valeur de la finance traditionnelle dont l’un des premiers points d’entrée est le paiement. Leur objectif est de faire gagner du temps aux utilisateurs et d’améliorer la transparence des services offerts tout en rendant ces services accessibles à davantage d’utilisateurs. Les fintechs dans le secteur du paiement diversifient de plus en plus leurs activités notamment avec l'entrée en vigueur imminente du DSP2 et de l’Open Banking en 2019. Les agrégateurs et les néo-banques pourront désormais exploiter les données des comptes courants des clients des banques traditionnelles pour offrir des services plus complets et personnalisés. Dans notre article, nous revenons sur les fintechs qui bouleversent le secteur du paiement pour les particuliers mais aussi pour les professionnels. En effet, les fintechs B2C s’adaptent rapidement aux demandes de transparence et de réactivité de la part des utilisateurs ce qui leur permet de faire croître leur volume d’acquisition et de données. Côté B2B, les fintechs se placent sur le marché des TPE/PME pour leur donner accès aux outils de paiement, de e-commerce et de gestion de trésorerie.  

La conquête de l’assurance-vie

De plus en plus de fintechs misent sur l’innovation des contrats d’assurance-vie. Le principe de l’assurance-vie est le suivant : un souscripteur verse des primes et des frais de gestion et son assureur investit ces primes et en retire les intérêts. L’assureur verse alors une rémunération au souscripteur dont le taux varie en fonction du support utilisé : en euros, en unités de compte ou multi-supports. Le capital est versé au titulaire du contrat une fois la date d’échéance arrivée. Si ce dernier n’est plus en vie le capital est versé au bénéficiaire. L’automatisation des contrats d’assurance vie permet d’une part de réduire les frais de gestion mais aussi de les rendre plus accessible en les ouvrant aux personnes ayant des patrimoines moins conséquents mais aussi aux jeunes générations. Les innovations dans ce secteur permettent également à leurs utilisateurs de gagner en visibilité sur les options d’investissement et ainsi mieux piloter la gestion de leur argent mais aussi de bénéficier de conseils personnalisés en fonction de leur profil. Vous retrouvez davantage de détails sur l’évolution du secteur de l’assurance-vie dans notre article au sujet des innovations à l’oeuvre dans ce secteur.

La finance du futur : les alliances banques-fintech

L’année 2018 a été une année très importante pour le secteur bancaire avec l’entrée en vigueur de la DSP2 et de la réglementation AMLD V. Ces deux directives sont arrivées à l’heure où les les acteurs traditionnels du secteur de la finance sont en difficulté. Les consommateurs deviennent de plus en plus exigeants sur la qualité des services ainsi que sur la réactivité de leurs conseillers financiers. Les plus jeunes sont les premiers à exprimer leur mécontentement : d’après une étude de Sia Partners, en 2017 50% des clients de moins de 35 ans ne font pas confiance à leur conseiller bancaire. Ces chiffres expliquent l’apparition de nouveaux acteurs dans le secteur qui se placent sur l’intégralité de la chaîne de valeur des banques. 

Cependant les fintechs sont loin de pouvoir rivaliser avec les grandes banques en tête des classements. La tendance est aujourd’hui concentrée sur l’acquisition des fintechs par les grandes banques mais l’avenir pourrait être fait davantage d’alliance au fur et à mesure que les fintechs prennent de l’ampleur sur le marché international. Retrouvez nos pronostics sur ces sujets dans l’article suivant : si les alliances banques-Fintech dessinaient la finance du futur ?

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Nos conseils d'experts pour réussir à scaler sa fintech

Comment améliorer le taux de conversion d’un onboarding fintech ?

L’onboarding est la première étape du customer journey de l’utilisateur. Cette étape consiste à accueillir puis enregistrer les informations de ses utilisateurs dans une base de donnée pour qu’il puisse accéder aux services offerts par la fintech. Ce processus est souvent associé à celui des KYC (Know your customer) qui permet d’effectuer une vérification de l’identité de l’utilisateurs et des documents qu’il fournit. Les taux de conversion clefs qu’il faut tracker lorsqu’on lance une fintech sont l’acquisition et l’activation. L’onboarding permet d’améliorer considérablement l’acquisition puisqu’il s’agit de fluidifier le passage de visiteur à utilisateur. Le processus d’activation permet ensuite de convertir ces utilisateurs en clients et donc faire croître le chiffre d’affaires de l’entreprise. Il est difficile de développer un onboarding et donc d’améliorer son taux de conversion, pour cela nous avons listé les bonnes pratiques pour améliorer le taux de conversion d’un onboarding fintech.

Les enjeux de la réglementation des fintechs

Évoluer sur le marché des fintechs nécessite de comprendre ses enjeux. Nous devons nous adapter constamment pour répondre aux attentes des utilisateurs mais également comprendre les défis réglementaires associés à l’arrivée d’innovations sur le marché très traditionnel de la finance.

Suite à l'émergence des fintechs, deux approches sont apparues en Europe pour encadrer ces innovations : l’approche sandbox et l’approche soundbox. L’approche Sandbox, adoptée en Angleterre notamment consiste à privilégier quelques fintechs en allégeant la réglementation pour suivre leur évolution et adapter les cadre juridique en fonction. L’approche Soundbox ou de régulation proportionnelle, adoptée en France, consiste à appliquer la même régulation aux entreprises traditionnelles et aux start-ups pour ensuite la modifier selon les différents besoins exprimés auprès des régulateurs. Pour mieux comprendre la totalité des enjeux, retrouvez notre article au sujet des réglementations fintechs, nous y détaillons les différentes approches européennes ainsi que la différence entre les régulateurs et les directives applicables en France.

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